Note 134 — CHAPITRE VII
Reading edition
Mercure de France, de décembre 1720.—On s’est beaucoup amusé de l’orthographe de Richelieu; et Ludovic Lalanne qui eut entre les mains le manuscrit autographe de son discours académique, y relève (Curiosités littéraires, 1857, p. 280), des fautes telles que reigne pour règne; seint pour sein; flambau pour flambeau; dérangassent pour dérangeassent; court pour cour; rendus pour rendu; accez pour accès; pront pour prompt; pris pour prix; crétien pour chrétien; antier pour entier. Et il ajoute «Au moins il avait composé lui-même ce discours.» Nous savons maintenant ce qu’il en faut croire; quant à l’orthographe, dont les règles échappaient quelquefois à Voltaire lui-même, il est certain que Richelieu ne l’observait guère, mais nous avons vu de ses autographes beaucoup moins incorrects que son discours académique.