Note 70 — QUATRIÈME OBJET.
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Voyez dans les Stromates de St. Clément d'Alexandrie, liv. III, un vers grec qui rend cette pensée. Mais est-il certain que Pythagore a lui-même donné ce précepte? Le savant auteur du Voyage d'Anacharsis n'est point de cet avis. Il dit, chap. 75, que ce philosophe n'attachait aucun mérite à l'abstinence des fèves, et même qu'il en faisait usage dans ses repas, mais que ses disciples condamnèrent ce légume, parce qu'il produit des flatuosités et autres effets nuisibles à la santé. Leur opinion, conforme à celle des plus grands médecins, a prévalu, et ils en firent une loi au nom de leur maître.
L'école de Salerne dit:
Manducare fabam timeas, facit illa podagram.
Plutarque donne un autre motif du précepte prohibitif des fèves; c'est, dit-il, une recommandation de ne point s'entremettre dans les affaires du Gouvernement, parce qu'autrefois on donnait les voix avec les fèves pour l'élection des magistrats.
D'autres prétendent que les fèves sont aphrodisiaques, et que c'est la cause de leur proscription.
Quant à Cicéron, il insinue que les fèves, en échauffant trop, nuisent aux fonctions divinatoires; opinion qui nous semble ne pas faire grand honneur au célèbre orateur.