Note 28 — LE TRÉSOR DES ALMANACHS POUR L’ANNÉE BISSEXTILE 1692
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Lalande, dans son Astronomie des Dames, édit. de 1824, in-12, p. 83, explique avec plus de détail, et d’après les calculs définitifs, comment on retrouve, pour qu’il n’y ait pas de lacune, les quelques minutes qui manquent au jour supplémentaire des années bissextiles : « il s’en faut, dit-il, de onze minutes que le quart de jour ne soit juste, et au bout de cent ans cette erreur s’accumule de manière qu’on a ajouté presque un jour de trop ; voilà pourquoi en 1700, 1800 et 1900 l’année est commune au lieu d’être bissextile, comme elle devroit l’être de quatre ans en quatre ans. Mais l’an 2000 sera bissextile ; on ne supprime que trois bissextiles en 400 ans, parce que les onze minutes d’erreur n’en exigent pas davantage. Voilà en abrégé, ajoute-t-il, toute la règle des années solaires, suivant la réformation faite en 1582. Les années bissextiles sont celles dont on peut prendre le quart, comme 84, 88, 92, etc., même les années séculaires 1600, 2000, 2400. » — Lalande, après ces explications, rappelle spirituellement la prière du Bourgeois gentilhomme à son Maître de philosophie pour qu’il lui apprenne l’Almanach (acte II, scène 6), et il ajoute : « Molière savoit que ce n’étoit pas toujours une chose facile. »