Note 29 — LE GIBET DE MONTFAUCON
Reading edition
Dans La Complainte et le Jeu de Pierre de la Broce, nous trouvons une pièce intitulée De Pierre de la Broche, qui dispute a fortune par devant reson, dont nous extrayons les trois dernières strophes:
Ci rent reson sentence.
Ainsi, Pierres, à tort te plains, Et je croi bien qu’ele dit voir De tes mauvaistiez es atains, Ce puet chascuns moult bien véoir, Et par jugement est contrains A ceste paine recevoir: Li anemis ne s’est pas frains Qui te tenoit en son pooir. Li baras son seigneur conchie: Jà si ne le saura tarder; Et cil qui sert de tricherie Celui que il devroit garder, Je di, par la virge Marie, Qu’il seroit dignes de l’arder, Por ce t’est la peine ajugie Que tu recevras sanz tarder. Droiz te condamne par droiture Et je te conferm la sentence, Mès sachiez que ce n’est cointure De terrienne pénitance; Mès la mort vient diverse et dure Là où Diex vendra sans doutance: Qui mal fet, ce dist l’escripture Mal trovera: c’est une créance.