Note (retour) — Front matter (continued 3)
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«Quand je revins à moi, je me crus en paradis; mes pieds et mes mains étaient libres, je me trouvais dans un cachot deux fois plus grand que le premier; une fenêtre grillée laissait passer l'air et le jour; de la paille fraîche sur des planches faisait un lit passable; on me rendit mon manteau de fourrure pour me préserver du froid pendant mon sommeil. Mes vêtements, trempés par la boue du cachot précédent, avaient été remplacés par les habits de forçat que je ne devais plus quitter; une chemise de grosse toile, une touloupe11, de la chaussure en lanières d'écorce de bouleau, une bande de toile pour remplacer le bas et envelopper les jambes jusqu'aux genoux; où finissait la culotte de grosse toile, et un bonnet de peau de mouton, me classaient désormais dans les forçats. J'étais seul, je ne comprenais pas d'où provenait cet heureux changement; le gardien me l'expliqua le lendemain, et j'en remerciai bien sincèrement Dieu qui, par l'entremise du général Négrinski, avait touché en ma faveur ces coeurs fermés à tout sentiment de pitié.