Note (retour) — LIVRE V
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Actuellement, chez les catholiques, l'existence des couvents simplifie la question féministe, puisque, d'après les chiffres que nous venons de citer, plus de 160 000 Françaises y trouvent, à peu de frais, une vie honorable et une retraite assurée. Par contre, dans les pays protestants où les asiles de piété ne s'ouvrent plus guère à la femme qui n'a pas le moyen ou le goût de se marier, le malaise est devenu plus aigu. Sans soutien, sans refuge, sans ressources, certaines jeunes filles y sont comme frappées de «mort sociale 141». Que si jamais, par hypothèse, on fermait en France les couvents et les asiles ouverts dans toutes nos villes à toutes les délaissées, à toutes les misérables, aux domestiques sans place, aux malheureuses sans famille, aux femmes déchues ou abandonnées, aux pauvres et aux orphelines, il s'ensuivrait une crise douloureuse, un vide, une angoisse, que l'esprit se refuse à concevoir.