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Le féminisme français I

Note (retour) — LIVRE V (continued 2)

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Malgré les belles phrases, dont ces dames honorent le «travail libre», nous croyons qu'elles obéissent, dans le secret de leur coeur, à un tout autre mobile que celui de l'indépendance du labeur et de l'autonomie de l'effort. Celles d'entre elles qui se disent incroyantes, ne veulent pas entendre parler de liberté pour les orphelinats et les couvents: ce qui n'est ni logique, ni magnanime. Et quant aux autres, si elles repoussent la protection de l'homme, c'est moins par amour de la liberté que par haine de l'inégalité. Leur fierté s'offense d'une tutelle qui prend des airs de commisération supérieure. Que ce soit bien là leur sentiment véritable, certains congrès l'ont manifesté clairement. «Nous demandons qu'il n'y ait pas deux poids et deux mesures pour les deux sexes,» déclare une congressiste. «Protégeons le père comme nous protégeons la mère,» s'écrie une autre. «Je ne suis pas contre les lois du travail, prononce une troisième, je suis contre les lois d'exception 181.» Au fond, les réglementations de l'État trouvent grâce auprès des femmes. Mme Maria Martin, elle-même, dont le rapport se termine par cette formule du plus pur libéralisme: «Le travail libre dans un pays libre,» nous fait cet aveu: «Si la loi avait été applicable aux deux sexes, nous n'aurions eu rien à dire; un bien pour la classe ouvrière, en général, en eût pu sortir 182.»

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