Note (retour) — LIVRE IV
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Nous n'admettrons pas davantage la solution préconisée par le féminisme d'avant-garde, c'est-à-dire l'instruction laïque, gratuite et obligatoire à tous les degrés. A une séance du Congrès de 1900, Mlle Bonnevial a fait, comme présidente, la déclaration suivante: «Il est bien évident que, pour que l'instruction soit intégrale pour tous (entendez par là une instruction qui cultive, chez tous, toutes les manifestations physiques, intellectuelles et morales de l'activité humaine), il faut qu'on l'impose; et pour avoir le droit de l'imposer, il faut qu'elle soit gratuite. L'obligation et la gratuité résultent même du mot intégral 98.» Ainsi comprise, l'éducation n'est intégrale nulle part,--fort heureusement. C'est pourquoi nous prions les chrétiennes de France, catholiques ou protestantes, de bien vouloir réfléchir un instant sur la portée de ces trois mots: «laïcité, gratuité, obligation,» qui donnent, paraît-il, à l'éducation intégrale tout son sens et tout son prix.