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Le féminisme français I

Note (retour) — LIVRE IV

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Erreur! protestent les misogynes. Gardez-vous bien d'ouvrir aux femmes les réservoirs de la science: elles s'y noieraient. L'appétit de savoir et l'orgueil de connaître leur feront tourner la tête. De quelle vanité dominatrice vos bachelières et vos doctoresses écraseront les redingotes environnantes! Nietzsche a mille fois raison de tenir l'émancipation intellectuelle de la femme pour «le déshonneur du genre mâle.» D'après lui, «le bonheur de l'homme s'appelle: je veux! tandis que le bonheur de la femme s'appelle: il veut!» Comparant l'âme de celle-ci à «une pellicule mouvante sur une eau peu profonde,» il tient l'obéissance pour le meilleur moyen de donner «une profondeur à sa surface.» Au reste, cet être superficiel et léger ne se relève que par l'enfantement. «La femme est une énigme dont la solution s'appelle maternité.» Hors de là, elle rapetisse à sa mesure tout ce qu'elle touche. C'est donc folie de l'instruire, afin de l'élever jusqu'à nous et d'en faire la confidente de notre idéal, l'âme de notre volonté, notre égale intellectuelle. Il n'est que temps, au contraire, de la rappeler à son rôle et de la remettre à sa place. Nietzsche a bien mérité de l'humanité lorsqu'il l'a définie: «Un chat, un oiseau, au meilleur cas, une nourrice 70.»

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