Note (retour) — LIVRE IV (continued 2)
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Nous voudrions croire à cette parole de Mme Augusta Fickert: «L'émancipation féministe, s'appuyant sur la science, conduit la femme et, par elle, l'espèce humaine entière à la liberté et au bonheur! 135» Mais combien cette affirmation est téméraire! La science ne fait pas le bonheur, parce qu'elle est moins une jouissance qu'une fièvre et un tourment. Quand l'ambition de savoir a pris possession d'une nature sensible et ardente, elle s'aiguise en faim dévorante et s'exaspère en soif inextinguible. Pour quiconque a mordu avec intempérance aux fruits de la science, toute autre nourriture paraît fade. Dès maintenant, il est des femmes sur lesquelles la petite instruction de nos grand'mères produit l'effet d'un morceau de pain sec insuffisant pour assouvir leur appétit. Elles voudraient posséder le monde entier pour connaître la saveur de toutes choses.