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Le féminisme français I

Note (retour) — LIVRE IV (continued 2)

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Et voici pourtant que la femme nouvelle, la femme apôtre, l'«évangéliste», nous déclare que la vierge forte demeure l'idéal de l'Ève à venir, qu'il vaut mieux s'enrôler libre dans la phalange sacrée, et que, suivant le mot d'un personnage de roman, «l'aristocratie des femmes se composera un jour de celles qui ne connurent point d'hommes 134.» On pense que l'étude sera pour ces fortes têtes un dérivatif suffisant au besoin d'aimer qui tourmente l'âme de presque toutes les femmes. Erreur! Qu'elles s'adonnent au grec et au latin, aux lettres ou aux mathématiques: rarement, très rarement, la science comblera le vide de leur coeur. Et tel est bien le problème féministe: il ne faut pas que les choses de l'esprit empiètent sur les choses du sentiment. Lorsque celui-ci est refoulé, violenté, blessé par celui-là, il est impossible qu'une femme, si instruite que vous le supposiez, ne souffre cruellement au plus profond de son être.

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