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Le féminisme français I

Note (retour) — LIVRE IV (continued 2)

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M. Lourbet trouvera peut-être ma réponse «viciée par des sentiments égoïstes et puérils;» il m'accusera sans doute de «myopie d'esprit;» mais je ne puis croire à de si prodigieuses métamorphoses 133. Les femmes auront beau marcher,--et les siècles avec elles,--il est une chose qu'elles ne changeront point: c'est leur constitution et, par suite, leur tempérament. La question féministe a, si j'ose dire, un côté viscéral; et puisqu'on m'y oblige, j'en parlerai clairement. Sans prétendre que la femme soit une malade,--expression qui traîne après elle des insinuations désobligeantes,--il faut bien reconnaître que la nature, qui l'a faite pour être mère, lui inflige des misères, des tourments ou, du moins, des sujétions que l'homme ne connaît pas. Sa vie n'a point la régularité de la nôtre; elle est traversée de défaillances qui avivent sa sensibilité et énervent son courage. Elle restera, quoi qu'on dise, l'éternelle blessée chère à l'âme compatissante des poètes. Et n'étant point faite comme l'homme, elle ne saurait aspirer, sans grand dommage pour sa santé, à faire tout ce que font les hommes. Des indications mêmes de la nature, il résulte que le sexe féminin est prédestiné à certaines fonctions, et qu'à les négliger, à les contrarier, il s'expose aux plus périlleuses déformations, à l'épuisement prématuré, à l'enlaidissement, à la maladie, à la mort.

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