Note (retour) — LIVRE IV (continued 2)
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A cela, on pense bien que les prophètes du féminisme intégral opposent obstinément que le passé et le présent ne prouvent rien contre l'avenir: ce qui ne manque point de hardiesse. La loi de l'homme, disent-ils, a pétri et façonné un être factice qui disparaîtra au fur et à mesure de son émancipation. Condamnée à une vie sédentaire, confinée dans son ménage, sans cesse repliée sur elle-même, la femme s'est développée, comme dit M. Lourbet, dans le sens des «émotions affectives nées de sa fonction de mère.» Cet état se perpétuant à travers les siècles, l'atavisme a créé chez la femme une infériorité artificielle, transitoire, momentanée, qui, n'étant ni organique ni constitutionnelle, pourra disparaître avec les conditions de l'éducation qu'elle reçoit et les ambiances du milieu où elle se meut. Laissez-la jouir de la libre activité de son compagnon, laissez-la boire à volonté à toutes les sources vives de la science, et elle ne manquera point de se hausser rapidement à notre niveau. Écoutez ce cri de belle et fière assurance poussé par une doctoresse ès lettres, Mlle Kaethe Schirmacher: «A nous la vie intense, sans entraves, le libre développement, la forte éducation, notre part de l'héritage commun, et dans quelques siècles on verra si nous avons marché 132!»