Note (retour) — LIVRE IV (continued 2)
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Sans nier qu'en s'ajoutant à une nature plus calme et plus platonique, le culte austère de la science puisse être aux pays d'outre-mer un préservatif souverain contre les amourettes de collège et les tentations de jeunesse, sans contester même que ce phénomène soit possible chez nous dans les relations de l'élite la plus studieuse des deux sexes, nous persistons à croire que c'est faire preuve d'un optimisme excessif que de vouloir généraliser en France la coéducation américaine. Sans doute, Mme Séverine s'est moquée spirituellement de l'«effervescence du tempérament français.» Comment accorder cette effervescence avec la dépopulation? N'est-il pas évident que notre race se refroidit, puisqu'elle fait moins d'enfants 112? Par malheur, cette plaisanterie facile ne prouve rien,--les nombreuses familles n'attestant souvent que la loyauté conjugale. La diminution des naissances ne va guère, hélas! sans une diminution de la moralité. Si notre race est moins prolifique, n'en concluons pas qu'elle est moins ardente, mais qu'elle est moins honnête. En ce moment, il est plus urgent de moraliser les enfants que de rapprocher les sexes.