Note (retour) — LIVRE III
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A quoi bon insister? Les femmes les plus distinguées en conviennent. Si Mme de Staël s'est montrée trop sévère pour elle-même et pour son sexe en affirmant que «les femmes, n'ayant ni profondeur dans leurs aperçus ni suite dans leurs idées, ne peuvent avoir du génie,» Mme d'Agout nous a donné la note juste, la note vraie, en écrivant ceci: «L'humanité ne doit aux femmes aucune découverte signalée, pas même une invention utile. Non seulement dans les sciences et la philosophie elles ne paraissent qu'au second rang, mais encore dans les arts, pour lesquels elles sont bien douées, elles n'ont produit aucune oeuvre de maître. Dans ses plus brillantes manifestations l'esprit féminin n'a point atteint les hauts sommets de la pensée; il est pour ainsi dire resté à mi-côte 56.» De l'avis même de celles qui ont le plus honoré leur sexe, l'homme est donc en possession d'une puissance plus originale et plus inventive. Mais on voudra bien se rappeler que, si quelques hommes ont du génie, beaucoup plus de femmes ont de la beauté; et cela seul rétablit l'équilibre entre les sexes.