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Le féminisme français I

Note (retour) — LIVRE II

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Qu'on ne croie point que j'exagère: une congressiste sincère, Miss Frances Low, nous a livré sur ce point ses impressions personnelles. «On entrait dans une section, écrit-elle à propos du congrès féministe tenu à Londres en 1899, et l'on y entendait soutenir, en langage charmant, que la constitution d'un foyer est la plus noble et la plus belle des fonctions de la femme; et cinq minutes plus tard, on affirmait, dans la même enceinte, qu'un jour viendrait où, grâce à l'évolution, la femme serait libérée, comme l'homme, des devoirs et des soucis du ménage. Ici l'on apprenait comment les femmes, opprimées par les hommes, «avaient dormi, voilées, pendant des siècles,» selon l'expression d'une dame douée d'imagination; et là, on vous racontait les merveilleuses choses accomplies par notre sexe, en littérature, depuis Sapho. Un jour, pour justifier l'entrée des femmes dans la vie publique, on vantait leur abnégation et leur désintéressement; et le lendemain, dans un travail consacré à la vie idéale des familles de l'avenir, on déclarait que la femme serait «payée» pour tous les services qu'elle rendait à son mari et à ses enfants 35.» Il n'est qu'une main féminine pour égratigner aussi joliment les «chères camarades».

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