Note (retour) — LIVRE II
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Il faut croire aussi que bon nombre de ces apostrophes véhémentes s'adressaient moins aux femmes honnêtes qu'aux courtisanes qui pullulaient dans les grandes villes d'Orient. En tout cas, ce langage est franchement antiféministe. Il semble que la femme, en elle-même, ait été, pour les premiers chrétiens, un objet, sinon de réprobation, du moins de terreur sacrée. C'est à ce sentiment qu'obéissait sans doute Tertullien lorsqu'il souhaitait que «la femme, à tout âge, cachât son visage, toujours et partout.» On a prétendu même que certains théologiens des anciens âges se demandaient sérieusement si la femme avait une âme, autrement dit, si elle appartenait à l'humanité; mais, vérification faite, cette assertion, maintes fois réfutée, nous paraît une plaisanterie absurde ou une ânerie malveillante 12.