Note 16 — CHAPITRE XXVI
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Voici comment, à Aix, se donnait quelquefois la question.
On infligeait à l’accusé le supplice de l’estiro.
Le patient était élevé et suspendu aux solives du plafond, au moyen de cordelettes qui entouraient ses poignets et qui étaient destinées à se rompre bientôt sous son poids. Elles se rompaient en effet, vu leur fragilité calculée ; et le misérable retombait lourdement sur les dalles ; et on le hissait de nouveau pour le laisser de même retomber à plusieurs reprises. On finissait par lui attacher aux pieds de lourds pavés. Les cordelettes qui pendaient du plafond étaient alors remplacées par des cordes solides ; et de nouveau, au moyen de poulies, on élevait au plafond le patient, dont les poids terribles, attachés à ses pieds, étiraient le corps jusqu’à le disloquer. De là le nom provençal de ce supplice : l’estiro. Il fut appliqué à Gaufridy qui résista longtemps… Souvent l’innocent finissait par s’avouer criminel ; et quelquefois c’était afin d’y gagner seulement quelques instants de repos !…
Et il existe des gens pour nier que, malgré tout, les temps actuels soient meilleurs ! il est vrai qu’il y a encore des guerres… La guerre, cette horrible folie, passera comme d’autres.