Note 1 — VUE DE ROME
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Néanmoins, la tolérance de Rome a des limites. S’il n’y a pas sur terre d’endroit où s’acclimatent et s’adaptent plus promptement les œuvres les plus diverses, il n’en est pas en revanche, qui rejette plus violemment et plus irrévocablement tout ce qu’il est absolument impossible de purifier. A ce point de vue le jugement du génie de la cité part de certitudes uniques et définitives. Une statue, un monument qu’il ne condamne pas avec colère, contre lequel ses pierres, ses places, ses carrefours ne se soulèvent pas avec indignation, est assuré du pardon de la postérité. Jusqu’ici ce génie quoique plus d’une fois maltraité, a cependant fini par avoir raison de tous les attentats. Mais aujourd’hui, on se demande avec quelque inquiétude comment il s’accommodera du hideux palais de justice qu’on élève à côté du château Saint-Ange ; ce qu’il imaginera pour faire oublier ou rendre inoffensives certaines statues du Pincio et divers monuments patriotiques qui l’assaillent sur plus d’un point de son territoire.