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Le diable peint par lui-même

Note 311 — VARIÉTÉS, OU MOSAÏQUE INFERNALE.

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Cette aventure était représentée dans une église de Brest. Grosnet trouva le trait si joli, qu'il le mit en vers, mais dans un autre sens.—Le Diable était, selon cet ancien poëte, dans un coin de l'église, écrivant, sur un parchemin, les caquets des femmes, et les propos inconvenans qu'on tenait à ses oreilles, pendant les saints offices. Or, quand sa feuille fut remplie, comme il avait encore bien des notes à prendre, il mit le parchemin entre ses dents, et le tira de toutes ses forces, pour l'allonger. Mais la feuille se déchira, et la tête du Diable alla frapper contre un pilier, qui se trouvait derrière lui. Saint Martin, qui se retournait alors pour le Dominus vobiscum, se mit à rire de la grimace du Diable, et perdit le mérite de sa messe; ce qui ne lui serait point advenu, s'il eût eu les yeux baissés, comme dit Philippe d'Alcrippe.

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