Note 303 — VARIÉTÉS, OU MOSAÏQUE INFERNALE.
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Virginitatem esse Deo proximam, angelis Germanam, hominibus innatam. Pour traduire littéralement cette phrase, il aurait fallu dire que la virginité est parente de Dieu, cousine des anges, et naturelle aux humains. Mais le bon sens se révolte trop contre ces trois blasphêmes, pour qu'on ne cherche pas à en adoucir le ridicule. Il n'y a jamais eu que les Valésiens qui aient prêché le célibat général et la castration, pour amener la fin du monde, tant de fois prédite sans succès. Dieu a dit dans la Sainte Bible: Crescite et multiplicamini, croissez et multipliez. (Genèse, chap. 1.) Et Jésus-Christ, dans l'évangile:—Dieu a fait l'homme et la femme pour vivre ensemble; on ne doit point séparer ce qu'il a réuni. (St. Mathieu, chap. 19) L'homme quittera ses parens, pour s'attacher à sa femme; et ils ne feront tous deux qu'une seule chair. (S. Marc, chap. 10). Enfin, dans l'esprit de la religion chrétienne, que l'on comprend si mal, la virginité n'est une vertu que dans la jeunesse, et le mariage est un grand sacrement. Sacramentum hoc magnum est. (Ephes. chap. 5.)