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Le diable peint par lui-même

Note 252 — CHAPITRE XXII. DES DÉMONS QUI ONT CITÉ L'ÉCRITURE SAINTE, ETC.

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Les personnes qui liront cet ouvrage le mettront peut-être dans le nombre des compilations, dont on accable maintenant le public; et bien des gens penseront que, pour faire ce livre, il n'a fallu que chercher, traduire et rassembler un certain nombre d'anecdotes choisies. Outre que les contes, recueillis dans ce volume, sont disséminés rarement dans les auteurs ecclésiastiques, parce que les théologiens ont mis un soin extrême à toujours mal parler du Diable, outre qu'on a été forcé de lire une multitude de livres insipides; plusieurs anecdotes, comme celle qu'on vient de voir, ont coûté plus de peine à l'auteur que la composition de cent pages imaginées. Il a fallu pour celle-ci consulter Érasme, et plusieurs légendes, afin d'avoir le trait entier. Après cela, on a été obligé de chercher ailleurs les versets du Diable, qui sont la partie piquante de l'anecdote, et que les légendaires, ni leurs copistes ne rapportent point. On a trouvé ces huit versets, dans un recueil d'oraisons latines, imprimé par Plantin. Mais les versets étaient enchaînés l'un à l'autre, sans indication. Il a donc fallu encore parcourir le psautier d'un bout à l'autre, pour pouvoir indiquer le psaume de chaque verset, et s'assurer qu'on ne trompait point la confiance du lecteur. L'auteur n'a point fait cette note pour donner du prix à son ouvrage, mais pour se consoler un peu d'un travail extrêmement pénible.

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