Note 200 — CHAPITRE V
Henri Schirmer translation
Ceci prouve l’erreur de certains auteurs, qui transforment le sultan d’Agadès en vassal du sultan de Sokoto. Le chef d’Agadès ménage son puissant voisin, mais ne lui doit pas obéissance. E. de Bary a défini plus haut (p. 159) le genre de respect que les Touareg d’Aïr professent pour ce « commandeur des croyants ». En 1886, Staudinger a dit très nettement la même chose : « Le souverain de Sokoto ne possède aucune autorité réelle, ni même apparente sur la partie de l’Aïr où est située Agadès. En général, les farouches Touareg peuvent bien, il est vrai, lui payer une redevance commerciale lorsqu’ils vont commercer dans son royaume, mais ils sont aussi dangereux qu’indispensables, et les Haoussa ont intérêt à les ménager » (In Herzen der Haussaländer, Berlin, 1889, p. 518).