Note 218 — CHAPITRE V (continued 2)
Henri Schirmer translation
Allusion à une information recueillie par Duveyrier au sujet de cette ancienne route de Djerma à l’Aïr : « A Anaï, dit-il, la voie, avec ses anciennes ornières, est encore assez caractérisée pour que des Tébous, mes informateurs, qui en arrivaient, n’aient laissé dans mon esprit aucun doute à ce sujet. D’ailleurs, ajoutaient-ils, les anciens ont pris la peine de buriner dans le roc, sur une des berges de la voie, des tableaux représentant un convoi de chars, avec des roues, traînés par des bœufs à bosse et conduits par des hommes » (Les Touareg du Nord, p. 458.) Duveyrier en concluait que c’était la route carrossable suivie par l’armée romaine lorsqu’elle était allée de Garama à l’Agisymba. Malheureusement, la déclaration du cheikh des Ihadanaren ne permet pas de conclure d’une façon aussi nette. Les Tébous sont des informateurs sujets à caution, et il n’est pas impossible que, pressés de question, ils n’en aient dit plus qu’ils n’avaient vu. De Bary, pas plus que Richardson et Barth, n’a vu de trace du passage des Romains dans l’Aïr. En tout cas, l’exploration de cette route d’Anaï constitue un des plus intéressants desiderata de la géographie ancienne de l’Afrique.