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Le conte d'hiver

Note (retour) — ACTE PREMIER

François Guizot translation

LÉONTES.—Non, en vérité. (A part.) Comme la nature trahit quelquefois sa folie et sa tendresse pour être le jouet des coeurs durs!—En considérant les traits de mon fils, il m'a semblé que je reculais de vingt-trois années; et je me voyais en robe, dans mon fourreau de velours vert; mon épée emmuselée: de crainte qu'elle ne mordît son maître et ne lui devînt funeste, comme il arrive souvent à ce qui sert d'ornement. Combien je devais ressembler alors, à ce que j'imagine, à ce pépin, à cette gousse de pois verts, à ce petit gentilhomme!—Mon bon monsieur, voulez-vous échanger votre argent contre des oeufs3?

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