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Le Cabinet des Fées

Note (retour) — LE CABINET DES FEES (continued 2)

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Voilà le méchant roi mort et son fils aussi. La bonne fée, qui savait cela, alla quérir la reine; elles allèrent à la tour noire, où Joliette était enfermée sous plus de quarante clefs. La fée frappa trois fois avec une petite baguette de coudre à la grosse porte, qui s'ouvrit, et les autres de même. Elles trouvèrent la pauvre princesse bien triste, qui ne disait pas un petit mot. La reine se jeta à son cou. "Ma chère mignonne, lui dit-elle, je suis ta maman la reine Joyeuse." Elle lui conta l'histoire de sa vie. O bon Dieu! quand Joliette entendit de si belles nouvelles, à peu tint qu'elle ne mourût de plaisir. Elle se jeta aux pieds de la reine, elle lui embrassait les genoux, elle mouillait ses mains de ses larmes, et les baisait mille fois. Elle caressait tendrement la fée, qui lui avait apporté des corbeilles pleines de bijoux sans prix, 13 d'or et des diamants; des bracelets, des perles, et le portrait du roi Joyeux entouré de pierreries, qu'elle mit devant elle. La fée dit: "Ne nous amusons point, il faut faire un coup d'État: allons dans la grande salle du château haranguer le peuple."

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