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Le Cabinet des Fées

Note (retour) — LE CABINET DES FEES (continued 2)

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Il les appela dans son cabinet, et, après leur avoir parlé avec beaucoup de bonté, il ajouta: "Vous conviendrez avec moi, mes chers enfants, que mon grand âge ne permet pas que je m'applique aux affaires de mon État avec autant de soins que je le faisais autrefois; je crains que mes sujets n'en souffrent, je veux mettre ma couronne sur la tête d'un de vous autres; mais il est bien juste que, pour un tel présent, vous cherchiez les moyens de me plaire, dans le dessein que j'ai de me retirer à la campagne. Il me semble qu'un petit chien adroit, joli et fidèle, me tiendrait bonne compagnie; de sorte que, sans choisir mon fils aîné plutôt que mon cadet, je vous déclare que celui des trois qui m'apportera le plus beau petit chien sera aussitôt mon héritier." Ces princes demeurèrent surpris de l'inclination de leur père pour un petit chien; mais les deux cadets y pouvaient trouver leur compte, 2 et ils acceptèrent avec plaisir la commission d'aller en chercher un; l'aîné était trop timide ou trop respectueux pour représenter ses droits. Ils prirent congé du roi; il leur donna de l'argent et des pierreries, ajoutant que, dans un an sans y manquer, ils revinssent, au même jour et à la même heure, lui apporter leurs petits chiens.

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