Note (retour) — LE CABINET DES FEES (continued 2)
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Pendant qu'elles se désespéraient, Finette arrive au palais. Dès qu'on la vit, chacun crut que c'était une reine; les gardes prennent leurs armes, l'on bat le tambour, l'on sonne la trompette, l'on ouvre toutes les portes, et ceux qui l'avaient vue au bal allaient devant elle, disant: "Place, place! c'est la belle Cendron, c'est la merveille de l'univers." Elle entre avec cet appareil dans la chambre du prince mourant; il jette les yeux sur elle, et demeure charmé, souhaitant qu'elle eût le pied assez petit pour chausser la mule: elle la mit tout d'un coup, et montra la pareille, qu'elle avait apportée exprès. En même temps l'on crie: "Vive la princesse chérie! vive la princesse qui sera notre reine!" Le prince se leva de son lit, il vint lui baiser les mains; elle le trouva beau et plein d'esprit: il lui fit mille amitiés. L'on avertit le roi et la reine, qui accoururent: la reine prend Finette entre ses bras; l'appelle sa fille, sa mignonne, sa petite reine; lui fait des présents admirables, sur lesquels le roi renchérit encore. L'on tire le canon; 14 les violons, les musettes, tout joue; l'on ne parle que de danser et de se réjouir.