Note (retour) — LE CABINET DES FEES (continued 2)
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Finette ignorait le vol que ses méchantes soeurs lui avaient fait. Elle prit son sac dans le dessein de s'habiller, mais elle demeura bien affligée de ne trouver que des cailloux; elle aperçoit en même temps ses soeurs, qui s'étaient accommodées comme des soleils. Elle pleura et se plaignit de la trahison qu'elles lui avaient faite; et elles d'en rire et de se moquer. "Est-il possible, leur dit-elle, que vous ayez le courage de me mener au château sans me parer et me faire belle?--Nous n'en avons pas trop pour nous, répliqua Fleur-d'Amour; tu n'auras que des coups si tu nous importunes.--Mais, continua-t-elle, ces habits que vous portez sont à moi, ma marraine me les a donnés, ils ne vous doivent rien.--Si tu parles davantage, dirent-elles, nous allons t'assommer, et nous t'enterrerons sans que personne le sache." La pauvre Finette n'eut garde de les agacer, 8 elle les suivait doucement et marchait un peu derrière, ne pouvant passer que pour leur servante.