Note 478 — ROBERT DE BLOIS
Reading edition
Notons seulement le morceau intitulé «De floibles natures» (Romania, l. c., p. 41; Ulrich, III, 126). «Il y a, dit Robert de Blois, des gens si faibles et de telle nature qu’ils ne se peuvent pas bien tenir de luxure ni supporter de graves pénitences. Ces péchés là, les «pechiés par non pooir», qu’on appelle «pechés au Père», Dieu les pardonne volontiers.—D’autres pèchent par ignorance; s’ils savaient que ce fût pécher, ils n’agiraient pas de la sorte. Ce sont là les «péchés par non savoir» ou «pechés au Fils»; on en peut bien avoir merci.—Les seuls péchés impardonnables sont ceux de «desesperance», qu’on commet contre le Saint-Esprit:
C’est pechier par desesperance; Et cil n’a pas droite creance A cui ceste creance faut. Nule bone ovre ne lor vaut... Desesperance est apeleiz... Quant on a fait tant de pechiez C’om en est si fort esmaiez C’om ne cuide pas ne ne croit Que Deus si debonaires soit Que il tout vuelle pardoner, Por ce pert l’en le confesser.
Même définition du péché de «desesperance», cent ans plus tard, dans le Ménagier de Paris (éd. de 1846), I, p. 41.