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La vie en France au moyen âge d'après quelques moralistes du temps

Note 11 — INTRODUCTION

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Voir ci-dessous, p. 32, 78, 161-162, 309.—On se fera une idée des divergences qui se sont produites sur la valeur des écrits les plus célèbres par l’exemple suivant. Très peu de gens, au XIXe siècle, ont lu la Somme des Vices et des Vertus du frère dominicain Guillaume Péraut, dont, pourtant, tous les érudits au courant de l’histoire littéraire du XIIIe siècle connaissent le nom. Or, voici le jugement de l’un de ces lecteurs (Histoire littéraire, XIX, p. 309): «La Somme de Guillaume Péraut n’offre guère que des séries de textes tirés des livres saints, des docteurs de l’Église, quelquefois des auteurs profanes; l’auteur n’y ajoute que ce qui est indispensable pour lier et coordonner ces extraits; ce qu’il y a mis du sien n’en est que la moindre portion.» Et voici l’opinion d’un autre (B. Hauréau, Notices et Extraits de quelques manuscrits latins de la Bibliothèque nationale, II, p. 68): «Guillaume Péraut n’était pas seulement un scrupuleux moraliste; c’était aussi un écrivain... Souvent, sans doute, on trouve ses dissertations un peu longues, mais on peut rarement leur reprocher d’être banales.»

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