Note 772 — GILLES LI MUISIS
Reading edition
Cf. p. 204. Ces moines-là voudraient porter «brunettes» et «sauvagines»; ils voudraient avoir «habits estroits et courts». Ils prétendent aussi, chose nouvelle, avoir chacun son vestiaire personnel, écrins, coffres et armoire (p. 170). Ils n’acceptent plus les distributions d’habits du camérier, comme autrefois; il faut qu’on leur donne de l’argent, pour qu’ils s’équipent eux-mêmes: la constitution du pape Benoit n’a pas mis fin à cet abus.
Ces détails s’harmonisent très bien avec ceux dont les sermons de la fin du XIIIe siècle sont remplis sur le relâchement des mœurs monastiques. «On n’accepte plus les ordres des supérieurs que s’ils sont agréables; sinon, murmures. Si le supérieur dit: «Mon frère, allez à l’infirmerie», on y va; mais s’il dit: «Allez aider à la boulangerie», on répond: «Ah! monseigneur, je ne suis pas un homme à ça; non decet meam personam; mittite illum fratrem qui est de humili plebe...» (B. Hauréau, Notices et Extraits de quelques manuscrits latins, IV, p. 141).