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La Tétralogie de l'Anneau du Nibelung

Note 264-2 — SCÈNE DEUXIÈME

Louis-Pilate de Brinn'Gaubast translation

De même Gunther, dans le Crépuscule-des-Dieux, dit, lorsque Hagen le tâte et le tente: «Du Trésor des Nibelungen j'ai entendu parler: il contiendrait lui-même le plus enviable bien?» Ces correspondances extérieures fortifient l'interne unité des quatre drames; ne pouvant les signaler toutes, je signale ici l'une des plus frappantes; le lecteur verra bien les autres.—Étant donné le but poursuivi, consciemment, par Richard Wagner,—adapter au génie de sa race et appliquer, germanisées, les formules dramatiques de l'Art complet des Grecs,—il est intéressant d'emprunter dès maintenant, à l'excellent Manuel de Philologie classique, par Salomon Reinach (tome Ier, pp. 210 et 211), quelques trop peu nombreux extraits. Résumant un article substantiel de Weil, relatif à la symétrie dans les tragédies des anciens, il constate qu' «à des développements symétriques de l'idée, répondent des suites de vers d'une longueur égale»; il cite des exemples, et observe: «La raison de cette symétrie... n'est autre que la tendance... à mettre d'accord la forme et le fond.»—«Si,» du reste, «de l'examen des tirades, on s'élève à celui des épisodes, des scènes et des actes, on reconnaîtra partout la même tendance à la symétrie. La tragédie grecque est un tout organique qui se développe autour d'un centre, et dont les parties, formées d'unités symétriquement disposées, sont symétriques entre elles et par rapport à l'ensemble...» Au surplus, cette loi du parallélisme, comme toutes les lois de l'Art, est un idéal, et les poètes s'en rapprochent par instinct, plutôt qu'ils ne s'y asservissent par système.

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