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La société bordelaise sous Louis XV et le salon de Mme Duplessy

Note 396 — CHAPITRE XVII

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Bordeaux marchait sur les traces de Paris où un Wauxhall et un Colisée venaient d’être installés sous le patronage du roi. M. de Gascq, au nom des actionnaires, poussa avec ardeur à l’établissement de ces nouveaux lieux de plaisir, qui avaient l’avantage de retenir les étrangers. Il s’expliquait dans les termes suivants à propos du Wauxhall: «Si la ville avait donné deux millions à un entrepreneur pour mettre à exécution une pareille idée, il n’eût pas été assez payé en proportion des avantages qu’il lui en revaudra. Le Bordelais est trop réprobateur des nouveautés sans les examiner. Il faut les embellir et leur faire du bien malgré eux. Il y a quarante ans que celui qui a établi en Saxe la manufacture de porcelaine, voulut s’établir auparavant à Bordeaux. Les jurats de ce temps-là traitèrent cet homme comme le valet du tambourineur par complaisance pour M. Hustin qui faisait des pots de chambre de faïence et qui avait de la jalousie de ce particulier qui a enrichi la ville de Dresde. Vous savez les belles réflexions d’un de vos notables qui ont privé la ville d’un jeu de paume. Au lieu de lui mettre des manches pendantes avec des oreilles d’âne, on eut la faiblesse d’adhérer à ses misérables remontrances.» (Correspondance de M. de Gascq: lettre à M. d’Arche, du 26 novembre 1769.)

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