Note 5 — II
Reading edition
Arrivés à ce point de la discussion, les philologues ont des langueurs et des résignations. « Bien entendu, accordent-ils en souriant mélancoliquement, à notre âge, nous n’irons pas apprendre une orthographe ! Alors que les jeunes gens écriront d’une façon nouvelle, nous ne cesserons, nous autres, d’honorer les Muses de notre enfance, et de peindre notre pensée avec les précieuses couleurs léguées par nos ancêtres… » Ainsi devaient se lamenter doucement, sous l’œil des barbares, les derniers lettrés du vieux monde gallo-romain, les derniers patriciens… En vérité, nos simplificateurs n’auraient-ils tenté de déformer le langage français et d’en briser peut être à jamais tous les contours, que pour prendre coquettement une attitude ? On n’ose croire à tant de perversité.