Note 7 — III DE L'ORIGINE DES JUGEMENTS CONSCIENTS
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Spencer est donc dans l'erreur, ce nous semble, quand il croit trouver dans des propriétés—un peu mystérieuses—du tissu de la rétine, la cause de la vivacité des impressions visuelles et de la facilité avec laquelle elles sont renouvelées par le souvenir. L'œil se rappelle assez facilement les contours parce qu'il se meut avec une précision obtenue de longue date. Mais nous croyons que les impressions de l'ouïe sont encore bien autrement susceptibles d'être reproduites avec vivacité et fidélité. Quelle différence entre la manière, toujours plus ou moins confuse, dont on se représente un paysage ou les traits d'une personne, et la netteté avec laquelle on se remémore les paroles, le son de la voix, le chant! C'est qu'ici l'appareil reproducteur est essentiellement le larynx, qui, dans l'acte du souvenir, refait, d'une manière affaiblie à la vérité, tous les mouvements qui caractérisent l'acte réel. (Cf. Herbert Spencer, Principes de psychologie, §§ 68, 97, 118; pages 171, 233, 264 de la traduction française.)