← Table of contents
La police secrète prussienne

Note 56 — XIII

Reading edition

Voici, pour caractériser l’ubiquité de M. Beckmann, une lettre adressée par lui à M. le Dr Couneau, secrétaire particulier de Napoléon III :

Paris, le 23 septembre 1868.

Monsieur,

J’arrive de Vienne, j’y ai vu à plusieurs reprises le roi et la reine de Hanovre.

Leurs Majestés m’ont chargé de vous exprimer leur vive gratitude de la bonne grâce avec laquelle vous vous êtes occupé de l’affaire de la loterie d’Osnabruck.

Sur ces entrevues et sur tout ce que je viens de voir en Allemagne, j’aurais à vous raconter des choses du plus haut intérêt. Je vous demanderai la permission d’aller vous voir un de ces jours à cet effet ; mais je ne veux pas attendre un seul instant (tellement la chose me paraît être importante) pour vous adresser la brochure ci-jointe.

Elle a pour titre : « Quel est le véritable ennemi de l’Allemagne ? » et elle paraîtra aujourd’hui ou demain à Munich. Elle fera certainement une sensation profonde en toute l’Allemagne, où elle sera jugée pour ce qu’elle est, c’est-à-dire un événement considérable.

L’auteur (le conseiller intime Klopp) y formule pour la première fois nettement cette vérité : « Ce n’est pas la France, c’est la Prusse qui est le véritable ennemi de l’Allemagne ; le sauveur de l’Allemagne doit être l’empereur Napoléon. »

Albert Beckmann.

Explore with AITake your curiosity a little further.

Reading settings