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La police secrète prussienne

Note 50 — XI

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Quelques « demoiselles » versaillaises, habituées à charmer avant la guerre les loisirs de la garnison, avaient continué leur « commerce » avec les Allemands, et elles faisaient florès. Une des plus connues et des plus courues était une Belge, vigoureusement bâtie, Mlle Élisa. Cette horizontale était surtout remarquable par l’ordre et l’exactitude qu’elle apportait dans l’exercice de son métier. Elle ouvrait son boudoir à neuf heures du matin, s’accordait deux heures pour son déjeuner, de midi à deux heures, et se remettait au travail jusqu’à sept heures. Passé ce délai, la clientèle trouvait porte close, et malgré les offres les plus séduisantes des officiers, elle se refusait absolument à toute concession passé l’heure réglementaire. Mlle Élisa fit un gros sac pendant l’occupation ; on nous assure qu’elle est rangée aujourd’hui, mariée, mère de famille, et qu’elle offre le pain bénit dans l’église de son village.

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