Note 6 — CHAPITRE VI LES COMMUNICATIONS AVEC LES MORTS
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Ces questions de fraude et de simulation sont naturellement les premières qui se posent quand on aborde l'étude de ces phénomènes. Il suffit de s'être quelque peu familiarisé avec la vie, les habitudes, les procédés des trois ou quatre grands médiums dont nous allons parler, pour que le moindre soupçon ne vous effleure même plus. De toutes les explications imaginables, celle qui n'invoquerait que l'imposture et la supercherie serait, sans contredit, la plus extraordinaire et la moins vraisemblable. On peut, du reste, se rendre compte, en lisant le rapport de Richard Hodgson, «Observations of certain phenomena of trance» (Proceedings, tome VIII; et le rapport de J.-H. Hyslop, tome XIII), des précautions prises, allant jusqu'à l'emploi de détectives spéciaux, pour s'assurer que Mme Piper, par exemple, ne pouvait, normalement et humainement, avoir aucune connaissance des faits qu'elle révélait. Je le répète, dès qu'on a pris pied dans cette étude, les soupçons se dissipent sans laisser de traces, et l'on est bientôt convaincu que ce n'est pas du côté de la fraude que se trouve le mot de l'énigme. Toutes les manifestations de la personnalité muette, mystérieuse et opprimée qui se cache en chacun de nous subissent tour à tour la même épreuve; et celles qui se rapportent à la baguette divinatoire, pour n'en pas citer d'autres, passent en ce moment par la même crise d'incrédulité. Il n'y a pas cinquante ans, la plupart des phénomènes hypnotiques, aujourd'hui scientifiquement classés, étaient également tenus pour frauduleux. Il semble que l'homme répugne à reconnaître qu'il recèle bien plus de choses qu'il ne l'imaginait.