Note 13 — CHAPITRE VIII
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«La concession française existait en principe depuis longtemps, mais n'existait qu'en principe. C'est à l'initiative de notre consul actuel, M. Dautremer, qu'elle doit d'avoir pu passer à l'état de réalité. La France doit d'autant plus lui en savoir gré que cet établissement n'a pu se faire sans rencontrer bien des difficultés, suscitées soit par des intérêts personnels ou des convoitises plus ou moins inavouables, soit aussi par des susceptibilités nationales.» (Le Haut-Yangtseu, de Itchang-Fou à Ping-Chan-Hien, par le P. Chevalier.)
«Le travail que vous présente ici la municipalité française, et que vous nous faites l'honneur d'inaugurer aujourd'hui, est un monument de longue persévérance. A mon prédécesseur, M. Dautremer, revient le mérite de l'avoir entrepris il y a trois ans. Il fallait alors avoir une foi solide en l'avenir. Notre concession n'était guère plus qu'un terrain vague et rien ne faisait prévoir le spectacle d'activité, de progrès, de succès qu'elle offre aujourd'hui. Je regrette donc que M. Dautremer n'ait pu se trouver ici pour assister à l'achèvement de l'œuvre qu'il avait presque poussée jusqu'au bout et dont il conservera justement l'honneur. Il avait eu confiance. Il fallait avoir confiance au moment où la Chine entière se troublait.» (Discours de M. de Marcilly, consul de France, à l'inauguration du quai de la concession française, 17 mai 1901.)