Note 37 — CHAPITRE PREMIER
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Le baron des Michels a vu juste. Son opinion, du reste, est confirmée par M. Rivers Wilson dans ses Mémoires : « Après mon retour d’Egypte en 1876, écrit-il, j’étais constamment consulté par la Trésorerie et le Foreign Office en tout ce qui a rapport aux affaires égyptiennes. La lettre suivante, adressée par la Trésorerie au Foreign Office, et rédigée par moi, pose les bases sur lesquelles, à mon avis, l’enquête devait être conduite :
(Extrait)
« 4 février 1878.
« La désignation de la Commission d’enquête à laquelle fait allusion la dépêche de M. Vivian (22 déc. 1877) semble offrir une occasion favorable et légitime à toute influence que le gouvernement de Sa Majesté jugerait bon d’exercer sur le khédive pour le progrès de nos intérêts... C’est pourquoi l’attention des membres de la Commission devrait être dirigée non seulement vers un examen des recettes et des dépenses actuelles, dont les résultats seraient plus ou moins exacts, mais encore vers la question plus vitale des causes qui ont amené ce pays naturellement riche à une condition si déplorable. » (Sir Rivers Wilson : Chapters of my official life), 1916.
A vrai dire M. Goschen avait essayé déjà d’élargir le cadre de l’enquête pour instruire le procès d’Ismaïl, mais la soumission d’Ismaïl et l’assassinat de Saddyk, l’ancien ministre des Finances, lui donnèrent probablement satisfaction. Toutefois le but principal étant de déposséder Ismaïl de son pouvoir — but plutôt politique — M. Wilson ne pouvait réaliser ses fins qu’en dénonçant le gouvernement personnel du khédive et en instruisant son procès.