Note 190 — CHAPITRE IV
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« ... Chaque jour il (le fellah) voyait quelques lambeaux de sa glèbe chérie aux griffes d’usuriers grecs, levantins, ou israélites, qui incarnaient pour lui l’Europe et sa civilisation.
« Les riches propriétaires avaient un grief d’autre sorte : l’abolition de la Moukabalah. Elle fut définitivement abolie par le décret du 6 janvier 1880. On eut scrupule de confisquer sans compensation les sommes versées pour des privilèges désormais retirés, et on soumit la question à la commission de liquidation. Il y avait eu beaucoup de versements fictifs, mais sur les 17 millions de livres égyptiennes, montant nominal de la Moukabalah, 8 millions au moins étaient réellement entrés dans les caisses publiques. Les créanciers de la Moukabalah n’étaient protégés par aucune puissance. La Commission ne leur alloua qu’une annuité de 150.000 livres pendant 5 ans. Ce n’était, intérêt et amortissement, que 2 0/0 au plus du capital réel, et cette injustice avait aliéné la classe moyenne. » (Biovès : Français et Anglais en Egypte, 1881-82), 1910.
Hassan Mouça El-Akkad, un des compagnons d’Arabi — aujourd’hui octogénaire — ayant protesté contre l’abolition de la Mokabalah fut déporté par Riaz sur le Nil Blanc comme un dangereux perturbateur.