Note 274 — APPENDICE
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Il n’est pas sans intérêt de reproduire ici le texte de la réponse que l’ultimatum de l’amiral Seymour suggéra au Conseil des Ministres égyptien, présidé par le Khédive Tewfick : « L’Egypte n’a rien fait qui ait pu justifier l’envoi des flottes combinées. L’autorité civile et militaire n’a à se reprocher aucun acte autorisant les réclamations de l’amiral. Sauf quelques réparations urgentes aux anciennes constructions, les forts sont à cette heure, dans l’état où ils se trouvaient à l’arrivée des flottes. Nous sommes ici chez nous, et nous avons le droit et le devoir de nous y prémunir contre tout ennemi qui prendrait l’initiative d’une rupture de l’état de paix, lequel, selon le gouvernement anglais, n’a pas cessé d’exister. L’Egypte, gardienne de ses droits et de son honneur, ne peut rendre aucun fort ni aucun canon, sans y être contrainte par le sort des armes. Elle proteste contre votre déclaration de ce jour et tiendra responsable de toutes les conséquences directes ou indirectes qui pourront résulter d’une attaque des flottes ou d’un bombardement, la nation qui, en pleine paix, aura lancé le premier boulet sur la paisible ville d’Alexandrie, au mépris du droit des gens et des lois de la guerre. »