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La genèse de l'esprit national égyptien (1863-1882)

Note 272 — APPENDICE

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Pendant l’interregnum les consuls généraux cherchaient à former un ministère présidé par leur homme de confiance, Chérif pacha ; mais celui-ci ne voulant pas se compromettre, déclina leur offre. Le 17 juin, Ragheb pacha, ancien ministre des Finances sous Saïd et Ismaïl forma un ministère d’une couleur plutôt nationale. Ce ministère dura jusqu’au 27 août — moment où la situation fut nettement en faveur de Tewfick et des Anglais en guerre contre l’Egypte ; il céda ensuite la place à un ministère Chérif-Riaz qui rentra « dans les fourgons de l’étranger », et devint le ministère de la Restauration.

Pour ce qui est de la composition du ministère Ragheb on ne peut que reconnaître la présence de certains hommes de valeur. Soleiman Abaza pacha était un vieux patriote éprouvé. Il ressort de lettres inédites — que nous possédons — adressées de Paris en 1883 par le célèbre Gemmel-Eddin El-Afghani au premier champion du mouvement constitutionnel en Egypte, Abd-el-Salam El-Moelhy, que le père du nationalisme égyptien mettait sa confiance en El-Moelhy bey et Abaza pacha et les exhortait tous deux à ranimer le feu éteint momentanément par la victoire ennemie.

Mahmoud pacha El-Falaky est un ancien élève de l’école polytechnique, fondée par Mohamed Aly et dirigée, à partir de 1835, par un savant ingénieur des mines de France, Charles Lambert. Il était l’un des premiers Egyptiens qui s’illustrèrent dans les sciences et dont la vie fut un exemple de dévouement et de labeur infatigable. (Pour plus de détails voir la notice nécrologique consacrée à Mahmoud pacha par Ismaïl bey Moustapha et le colonel Moukhtar bey, Société khédiviale de géographie, séance du 8 janvier 1886. Le Caire).

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