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La genèse de l'esprit national égyptien (1863-1882)

Note 264 — APPENDICE

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Ce fut un ministère national, proprement dit, partageant sans réserve les idées de la Chambre égyptienne. Mahmoud Sami et Arabi étaient naturellement les deux grandes figures. Il semble toutefois que les nationalistes aient dû composer avec des ministres modérés plus ou moins gagnés à leurs vues, résultat inéluctable de cette pauvreté d’hommes capables qui se faisait sentir dans un pays jeune comme l’Egypte : Tel, le ministre de l’Extérieur, Moustapha pacha Fahmi, le seul qui connaissait une langue européenne et qui pouvait par conséquent expliquer ou soutenir le point de vue égyptien auprès des Consuls généraux et des représentants des puissances. Mais ce fut en somme un personnage médiocre qui, dans des situations fort délicates, prit secrètement le parti du khédive et de l’étranger et trahit la confiance de ses collègues. Tous les autres, à part Hassan pacha El-Shereï et Mahmoud pacha Fahmy, étaient des amis peu sûrs, ayant certaines attaches avec la Cour. Hassan pacha El-Shereï était le vice-président de la Chambre des députés, et sa nomination comme ministre, poste qu’ambitionnait le président, Sultan pacha, ne manqua pas d’exciter la jalousie de ce dernier et déterminer, dans une certaine mesure, son alliance avec la Cour et le parti de l’étranger. Quant à Mahmoud pacha Fahmy, ce fut un ingénieur réputé capable depuis le temps d’Ismaïl. Il fortifia les lignes de défense pendant la guerre anglo-égyptienne et tomba prisonnier lors de l’attaque des Anglais du côté du Canal. Ce fut aussi un des exilés de Ceylan où il rédigea une histoire mondiale intitulée, El-Bahr El-Zakher, comprenant entre autres la relation des événements de 1881-82.

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