Note 262 — APPENDICE
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La Moukabalah (compensation) instituée par Ismaïl en 1871 promettait une remise entière et perpétuelle de la moitié des impôts à ceux qui payeraient la valeur de six années d’impôts à l’Etat. Le prétexte invoqué alors par le souverain et son ministre des Finances fut l’extinction des dettes étrangères qui pesaient sur la situation du pays. Ce sont surtout les notables de l’aristocratie terrienne qui souscrivirent à l’appel d’Ismaïl. Ce sont eux qui, avertis du danger que couraient leurs intérêts du fait de l’abolition de la Moukabalah projetée par Sir Rivers Wilson en 1879, furent les premiers à manifester leur mécontentement et à protester contre l’ingérence étrangère.
Malheureusement la loi de liquidation de 1880 ne tint pas compte de leurs doléances et décida l’abolition de la Moukabalah. Un nationaliste, Hassan Mouça El-Akkad ayant critiqué cette mesure financière comme portant atteinte aux intérêts des créanciers indigènes, fut arrêté par le gouvernement de Riaz et exilé au Soudan jusqu’à l’avènement des nationalistes au pouvoir. C’est donc la loi de la Moukabalah qui influa également sur l’attitude des notables qui se groupèrent autour d’Arabi après l’affaire de février et l’encouragèrent à renverser le ministre Riaz en septembre et réclamer l’octroi d’une constitution.