Note 260 — APPENDICE
Reading edition
« Quant à la démonstration du 9 septembre, disait Mohamed Abduh à M. Blunt, le 18 mars 1903, les sept mois entre l’affaire du Kasr-el-Nil et cette démonstration, furent marqués par une grande activité politique qui régna dans toutes les classes. L’action d’Arabi lui attira beaucoup de popularité et le mit en rapports avec les éléments civils du parti national comme Sultan pacha, Suleiman Abaza pacha, Hassan Shereï pacha et moi. C’est nous qui mîmes à l’ordre du jour l’idée de renouveler la demande d’une constitution. Le point de vue dont Arabi, en ce temps-là, envisageait la question, était la sécurité nécessaire pour lui et ses amis militaires contre les représailles éventuelles du khédive ou de ses ministres. Il me le répéta souvent pendant l’été. Nous organisâmes, par conséquent, des pétitions pour l’octroi d’une constitution et menâmes, à cet effet, une campagne dans la presse. C’est d’accord avec Sultan pacha que la démonstration d’Abdine avait été préparée. Et c’est seulement après l’ultimatum (la seconde note commune) qu’il y eut brouille entre ce dernier et Arabi pacha. »