Note 259 — APPENDICE
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Mahmoud Sami (El-Baroudy), grand poète et homme d’Etat, compte parmi les premiers partisans de l’idée constitutionnelle en Egypte. Il entra en rapports avec Arabi, après la démonstration de février, par l’intermédiaire de leur ami commun, Aly Rouby, et devint par la suite son plus grand conseiller et ami. « Peu après l’affaire de Kasr-el-Nil, déclarait Arabi à M. Blunt en janvier 1904, le khédive encouragea Aly Fahmy à lier partie avec nous. Puis, voyant notre position agrandie aux yeux des masses, il conçut le projet de se servir de nous contre Riaz ; il nous envoya Aly Fahmy avec ce message : « Vous êtes trois soldats. Avec moi vous ferez quatre. » Ce fut, à peu près, un mois après l’affaire ; et nous sûmes également par Mahmoud Sami, ministre de la Guerre, qu’il nous était favorable. Et Mahmoud Sami, de nous dire : « Si jamais vous me voyez me retirer du pouvoir, sachez que les sentiments du khédive sont changés envers vous et qu’il y a péril en la demeure. » C’est pourquoi lorsque, au cours de l’été (1881) les espions de Riaz pacha, ministre de l’Intérieur, commencèrent à troubler notre repos, nous avions, malgré la surveillance de la police, confiance en Mahmoud Sami.
« Le khédive nous tourna le dos et résolut avec Riaz pacha de séparer l’armée et de la désunir. Les régiments devaient être envoyés dans les endroits fort éloignés pour que nous ne soyons plus à même de nous communiquer. Mahmoud Sami fut invité à mettre à exécution leur plan contre nous, le khédive étant alors à Alexandrie avec ses ministres. Mahmoud Sami refusa ; sur quoi Riaz pacha lui écrivit : « Le khédive a accepté votre démission. »
« Avertis ainsi du danger, nous nous mîmes aussitôt sur nos gardes. »