Note (retour) — DU CAPITAINE
Louis Viardot translation · Edition 2
La femme du pope rentra chez elle; un peu tranquillisé, je retournai chez moi. En traversant la place, je vis plusieurs Bachkirs qui se pressaient autour du gibet pour arracher les bottes aux pendus. Je retins avec peine l'explosion de ma colère, dont je sentais toute l'inutilité. Les brigands parcouraient la forteresse et pillaient les maisons des officiers. On entendait partout les cris des rebelles dans leurs orgies. Je rentrai à la maison. Savéliitch me rencontra sur le seuil. «Grâce à Dieu, s'écria-t-il en me voyant, je croyais que les scélérats t'avaient saisi de nouveau. Ah! mon père Piôtr Andréitch, le croiras-tu? les brigands nous ont tout pris: les habits, le linge, les effets, la vaisselle; ils n'ont rien laissé. Mais qu'importe? Grâces soient rendues à Dieu de ce qu'ils ne t'ont pas au moins ôté la vie! Mais as-tu reconnu, maître, leur ataman 47?