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La fille du capitaine

Note (retour) — DU CAPITAINE

Louis Viardot translation · Edition 2

Mon incertitude sur le sort de Marie Ivanovna me tourmentait plus que toute autre chose. «Où est-elle? qu'est-elle devenue? a-t-elle eu le temps de se cacher? sa retraite est-elle sûre?» Rempli de ces pensées accablantes, j'entrai dans la maison du commandant. Tout y était vide. Les chaises, les tables, les armoires étaient brûlées, la vaisselle en pièces. Un affreux désordre régnait partout. Je montai rapidement le petit escalier qui conduisait à la chambre de Marie Ivanovna, où j'allais entrer pour la première fois de ma vie. Son lit était bouleversé, l'armoire ouverte et dévalisée. Une lampe brûlait encore devant le kivot 46 vide également. On n'avait pas emporté non plus un petit miroir accroché entre la porte et la fenêtre. Qu'était devenue l'hôtesse de cette simple et virginale cellule? Une idée terrible me traversait l'esprit. J'imaginai Marie dans les mains des brigands. Mon coeur se serra; je fondis en larmes et prononçai à haute voix le nom de mon amante. En ce moment, un léger bruit se fit entendre, et Palachka, toute pale, sortit de derrière l'armoire.

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